Le corrigé du bac de philo qui vous aurait permis d’avoir la mention « très très très très très bien »

Bonjour les amis, j’espère que votre épreuve de philo s’est bien passée. Le problème c’est que vous n’avez justement AUCUNE idée de si ça s’est bien passé ou pas car vous n’avez pas encore lu le corrigé de votre épreuve. Je vous laisse donc tranquille avec cette introduction, et je vous souhaite d’avoir mis exactement comme dans ce corrigé, mot pour mot :

SÉRIE L

Sujet 1 : Suffit-il d’observer pour connaître ?

Partie 1 : Oui ça peut suffire pour avoir un aperçu, observer permet de connaître l’aspect extérieur d’une chose ou d’une personne par exemple, si j’observe quelqu’un dans le métro, je pourrai connaître sa couleur de cheveux, son style vestimentaire et quelques autres données de la sorte.

Partie 2 : EN REVANCHE, je ne connaîtrai pas cette personne en profondeur, une fois j’ai observé quelqu’un dans le métro, en me concentrant très fort. Ensuite j’ai regardé dans mon téléphone et malgré ma grande concentration lors de ma phase d’observation, je n’avais ni le numéro, ni le Facebook de cette personne. Hors quand on connaît quelqu’un, on a son numéro et son Facebook, et on connait son nom.

Partie 3 : Mais en même temps il existe des cas où observer suffit pour connaître : toujours dans le métro, si vous observez quelqu’un qui porte un sarouel et des dreads, vous savez directement que c’est un énorme hippie et que vous n’avez pas besoin de connaître son nom et d’avoir son numéro de téléphone puisqu’il est sale et probablement inintéressant ! Mais votre observation vous aura permis de connaître exactement ce dont vous avez besoin : vous savez que vous n’avez pas besoin d’en connaître plus sur cette personne. Donc au final, votre connaissance est optimisée.

Conclusion : Au final, observer permet de connaître partiellement une chose ou une personne, mais parfois ça peut suffire quand on observe un gros junkie.

 

Sujet 2 : Tout ce que j’ai le droit de faire est-il juste ?

La justice est une notion subjective et dépend du point de vue de la personne qui effectue l’action. Quant au droit, nous obéissons le plus souvent à une législation fixée dans le cadre d’un état. Il ne faut pas pour autant minimiser les circonstances de l’application d’un droit : un homme a le droit de faire du vélo par exemple, mais si ce vélo est construit avec les os d’une famille de chimpanzés qui a été abattue pour l’occasion, sa balade sera-t-elle juste ? Un homme peut-il pédaler sur un véhicule ayant été créé sur la base de la mort d’êtres vivants ? Est-ce juste que ces chimpanzés soient morts pour le plaisir du cycliste ? C’est cette question que j’aimerais vous poser à vous, monsieur le correcteur. Mais je pense que vous serez d’accord pour dire que non, tout ce que j’ai le droit de faire n’est pas juste. Bien au contraire dans cette société amorale viciée jusqu’à la moëlle.

 

SÉRIE ES

Sujet 1 : La raison peut-elle rendre raison de tout ?

Partie 1 : Ce sujet est incompréhensible.

Partie 2 : Pareil que la partie 1.

Conclusion : Il fallait prendre l’autre sujet.

 

Sujet 2 : Une œuvre d’art est-elle nécessairement belle ?

Partie 1 : Oui, bien sûr qu’une oeuvre d’art doit être belle car l’art coûte cher et personne ne paierait pour avoir un truc moche dans son salon, sauf peut-être Gilbert Montagné. CQFD.

Partie 2 : MAIS en même temps le point 1 n’est pas forcément si vrai que ça : il existe par exemple un artiste japonais qui peint avec son cul, du coup forcément le tracé est pas hyper précis et ses œuvres sont à chier (sans mauvais jeu de mot), mais ce qui en fait de l’art au final, c’est la PER-FOR-MANCE et pas forcément le résultat. Voilà, je finirai cette partie sur ce mot car il résume l’art et qu’il est donc inutile de développer plus : performance.

Conclusion : Rien n’est tout blanc ou tout noir dans la vie, la beauté est subjective et peut se trouver en chaque chose, un mâle araignée peut trouver jolie une femelle araignée, alors qu’objectivement une araignée c’est le truc le plus gerbant du monde. La beauté est donc avant tout une histoire de cœur, une histoire d’âme, une histoire de culture et de perception qui s’entremêlent. J’arrête ici je vais pleurer (mettez moi 20/20).

 

SÉRIE S

Sujet 1 : Défendre ses droits, est-ce défendre ses intérêts ?

Partie 1 & 2 : Non, cet énoncé est le plus grand non sens de l’histoire de l’humanité, en voici la preuve : un homme a le droit d’acheter une voiture. Mais une voiture pollue, donc en  profitant de ce droit l’homme œuvre pour sa propre destruction en nuisant à la couche d’ozone.

Conclusion : On devrait interdire l’achat de voiture.

 

Sujet 2 : Peut-on se libérer de sa culture ?

La difficulté de ce sujet était qu’il fallait rédiger votre dissertation en non pas deux parties, mais quatre, voici pourquoi :

Intro : Tout d’abord qu’est ce que la culture ? Ici on distingue deux possibilités : soit la culture globale, le savoir, l’accumulation de connaissances d’un individu au cours de sa vie, soit la culture du maïs dans un champ.

Partie 1 : Oui on peut se libérer de la culture du maïs assez facilement, il suffit d’aller voir un conseiller d’orientation et lui dire : « j’en ai marre d’être agriculteur, que puis-je faire de ma vie à présent ? » La suite est entre les mains du conseiller, mais une reconversion professionnelle est toujours possible avec un peu de bonne volonté.

Partie 2 : Non, on ne pas se défaire totalement de la culture du maïs, quand un homme à travaillé quotidiennement le maïs pendant toute sa vie, il gardera toujours quelque chose de maïs en lui. Même si c’est infime et même si cette culture du maïs se traduit par un simple pincement au cœur en passant devant des boites de Géant Vert en allant chez Monoprix. On n’efface pas des années de maïs comme ça.

Partie 3 : Non, on ne peut pas se libérer de sa culture globale comme ça en claquant des doigts, car la culture c’est quelque chose de profondément ancré en chacun de nous. Je démontrerai l’exact opposé de ce que je viens d’affirmer dans la partie 4, à toute suite.

Partie 4 : Oui on peut se libérer de sa culture, pour cela il existe trois possibilités : se cogner et devenir amnésique, se flasher comme dans Men in Black, tomber dans le coma comme Michael Schumacher, et croyez moi,  Schumi est totalement libéré de sa culture.

Conclusion : Parfois on peut, parfois on peut pas, ça dépend, existe-t-il des vérités universelles de toute façon ? Bonsoir.

 

 

SÉRIE TECHNO :

Sujet 1 : Y a-t-il un mauvais usage de la raison ?

La raison est ce qui permet à un être humain de discerner le bien du mal et de mettre en œuvre des moyens en vue d’une fin donnée. Hitler a utilisé sa raison pour mettre en place la solution finale, nous pouvons donc sans trop prendre de risque dire qu’on peut faire un mauvaise usage de la raison. Si vous, madame, monsieur le correcteur, ne me donnez pas raison sur cet argument, l’Histoire s’en est chargée à votre place le siècle dernier. Bonne journée.

Sujet 2 : Pour trouver le bonheur, faut-il le rechercher ?

N’ayant pas la prétention de répondre par moi-même à un énoncé aussi élaboré, je me contenterai de citer la plus grande des philosophes de ce dernier siècle, à savoir ma maman, qui me dit ça à chaque fois que je me fais larguer « t’inquiète tu finiras par retrouver l’amour, le bonheur ça te tombe toujours dessus quand tu t’y attends le moins ». Fort de cet enseignement, on peut aisément conclure qu’il est inutile de chercher le bonheur.

 

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